Analyse de Germinal de Zola

Travail d’analyse pour les lycéens en classes de seconde et première :

Nous nous demandons tous à l’approche d’un contrôle de connaissances, d’un Analyse de Germinal de Zola ou des épreuves du bac anticipé de français si nous allons nous poser toutes les bonnes questions et surtout si nous allons savoir approfondir notre analyse convenablement.

Afin de vous y aider,  voici  une analyse de l’incipit  de Germinal de Zola (romancier réaliste et naturaliste) publié en 1885,  avec quelques rappels de questions :

Analyse de Germinal de Zola

Avant de débuter l’étude de ce texte, je rappelle aux lecteurs que ce cours est gratuit, mais j’apprécierais un juste retour de la part de tous, car je ne donne pas que des cours de français. Je suis aussi depuis janvier 2020 écrivaine. Ainsi, ce blog est également dédié à la promotion de mon roman « La vie cachée de Mina M ». Je vous remercie de cliquer sur le lien, de regarder et de partager sur vos réseaux sociaux les pages concernant sa promotion. ♥♥♥♥♥

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Travail d’analyse du livre Germinal  d’Emile Zola pour les lycéens en classes de seconde et première :

Nous nous demandons tous à l’approche d’un contrôle de connaissances, d’une analyse de textes, par exemple de Germinal de Zola ou des épreuves du bac anticipé de français si nous allons nous poser toutes les bonnes questions et surtout si nous allons savoir approfondir notre analyse convenablement.


Afin de vous y aider,  voici  une analyse de l’incipit  de Germinal de Zola (romancier réaliste et naturaliste) publié en 1885,  avec quelques rappels de questions :

Pour vous procurer le commentaire de texte de l’incipit de Germinal de Zola ainsi que le petit classique Hatier de son oeuvre complète étudiée pour le bac littéraire : suivre ce lien !

Qu’évoque ce roman de zola ?

Les luttes sociales de la fin du 2eme empire et les événements de 1880 à 1884.

Quelles sont les intentions conscientes de Zola dans cet incipit ?

Zola cherche certainement à nous intriguer (personnage anonyme, pourquoi cet homme entreprend ce voyage en plein coeur de la nuit ?, atmosphère sombre et hostile, quelle est l’identité et le passé du personnage ? ) et à nous émouvoir (l’homme n’est pas couvert et démuni, il est faible et souffrant des mains, sans emploi et sans gîte,..)

 Quels sont les procédés  d’écriture employés par Zola pour nous intriguer et nous émouvoir 

Les procédés lexicaux: 

Reproduction fidèle de la réalité dans la description du lieu avec un vocabulaire (péjoratif ou dépréciatif) riche et imagé avec beaucoup d’informations sur le décor (extérieur, plaine, grande route de Marchiennes, paysage industriel, horizontalité des bâtiments, voix ferrée, talus…. ), les circonstances avec beaucoup de marqueurs spatio-temporels (c’est le mois de mars, vers 2h du matin, depuis 1 heure, sous la nuit sans étoiles, des rafales glacées,..) et d’adjectifs qualificatifs  (rase, noir, creux, immense, aminci, glacés, douloureux..), les compléments circonstanciels, les adverbes, les mouvements ou vers d’action,

Puis vision fantastique : l’enfer minier, obscurité du paysage, vision de l’enfer, symboles de la mort, animalisation du paysage, impression d’étouffement,

 Le point de vue ou focalisation :

la description du début se fait d’un oeil externe, objectif, puis glissement de point de vue :  description de Montsou d’un point de vue interne (vision subjective de l’homme qui a l’espoir de se chauffer les mains).

 Procédés stylistiques :

Nombreux contrastes et antithèses : la nuit glaciale et le ciel mort avec des feux qui brûlent pareils à des lunes fumeuses (métaphore), les feux en plein air (et si haut) avec des constructions basses et écrasées,  lanternes pendues alors que la respiration monte.

La personnification  (le vent est assimilé à un fouet avec les lanières du vent) et de la bâtisse (avec sa respiration grosse et longue)

Nombreuses comparaisons ou analogies : la plaine est vue comme une mer, le pavé à une jetée, le vent glacé aux embruns,

Hyperboles ou exagération : le lieu se transforme en la vision d’un monstre, la fosse devient un personnage.

et nous terminons cette analyse non exhaustive avec 

cette belle Oxymore : des ombres vivantes.

téléchargement

Germinal – Zola – Extrait de la première partie chapitre 1

Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n’avait la sensation de l’immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d’avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d’arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d’une jetée, au milieu de l’embrun aveuglant des ténèbres.
L’homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d’un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup ; et il le serrait contre ses flancs, tantôt d’un coude, tantôt de l’autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d’est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d’ouvrier sans travail et sans gîte, l’espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D’abord, il hésita, pris de crainte ; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.
Un chemin creux s’enfonçait. Tout disparut. L’homme avait à droite une palissade, quelque mur de grosses planches fermant une voie ferrée ; tandis qu’un talus d’herbe s’élevait à gauche, surmonté de pignons confus, d’une vision de village aux toitures basses et uniformes.
Il fit environ deux cents pas. Brusquement, à un coude du chemin, les feux reparurent près de lui, sans qu’il comprît davantage comment ils brûlaient si haut dans le ciel mort, pareils à des lunes fumeuses. Mais, au ras du sol, un autre spectacle venait de l’arrêter. C’était une masse lourde, un tas écrasé de constructions, d’où se dressait la silhouette d’une cheminée d’usine ; de rares lueurs sortaient des fenêtres encrassées, cinq ou six lanternes tristes étaient pendues dehors, à des charpentes dont les bois noircis alignaient vaguement des profils de tréteaux gigantesques ; et, de cette apparition fantastique, noyée de nuit et de fumée, une seule voix montait, la respiration grosse et longue d’un échappement de vapeur, qu’on ne voyait point.


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Commentaire de texte bac : l’aveugle de Guy de Maupassant

Dans ce cours, je propose à mes élèves de les accompagner dans l’étude d’un plan détaillé pour la composition d’un commentaire composé pour les épreuves du bac sur le texte « l’aveugle » de Guy de Maupassant.

Avant de débuter l’étude de ce texte, je rappelle aux lecteurs que ce cours est gratuit, mais j’apprécierais un juste retour de la part de tous, car je ne donne pas que des cours de français.

Je suis aussi depuis janvier 2020 écrivain. Ainsi, ce blog est également dédié à la promotion de mon roman « La vie cachée de Mina M ».

En novembre, je viens de publier un autre roman :

« Le pouvoir de la bague. »

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Commentaire de texte bac : l’aveugle de Guy de Maupassant

Dans ce cours, je propose à mes élèves de les accompagner dans l’étude d’un plan détaillé en vue de la composition d’un commentaire composé pour les épreuves du bac sur le texte « l’aveugle » de Guy de Maupassant paru en 1882.


Cours de français à distance de centre d'accompagnemet en français
L’aveugle de G.de. Maupassant

Guy de MAUPASSANTné en 1850 est un grand écrivain français, lié à Emile Zola et à G. Flaubert.  Gustave Flaubert, né en 1821 fut le maître du jeune G. De Maupassant. En effet, G.de Maupassant suivit ses conseils, ses idées, ses méthodes d’observation et de composition. Ce fut son élève pendant plusieurs années.

Ses romans (Une vie en 1883, Bel ami en 1885, Pierre et Jean en 1888), ses contes et ses nouvelles (Boule de suif en 1880, les contes de la bécasse en 1883, Le Horla en 1886) composés entre réalisme et fantastique, mettent en scène un certain pessimisme. Le style, la description, la conception et la pénétration s’échappent de sa plume féconde.

Durant les dernières années de Maupassant, se développent en lui un amour exagéré pour la solitude, un instinct de conservation maladif, une crainte constante de la mort, et une certaine paranoïa, dus à une probable prédisposition familiale, sa mère étant dépressive et son frère mort fou, mais surtout à la syphilis, contractée pendant ses jeunes années.  Il est mort le  à Paris.


« L’Aveugle » fut publié dans le journal « Le Gaulois » du 31 mars 1882. Cette nouvelle est une nouvelle réaliste cruelle. Elle est extraite de « Contes divers » sortis la même année.


Voici une problématique : 

Comment l’intérêt du lecteur est-il suscité dans cette nouvelle ?


Dans cette nouvelle en forme de conte, G de MAUPASSANT suscite l’intérêt du lecteur dès le début en expliquant à travers les yeux d’un narrateur l’intérêt de posséder tous ses sens dont celui de la vue pour être heureux de vivre. Puis, il prend l‘exemple d’un aveugle pour étayer sa thèse. C’est le début du conte relaté dans un registre pathétique afin d’inspirer au lecteur des émotions fortes devant des situations injustes et inhumaines. Ce conte est aussi un apologue, car nous pouvons constater qu’il se dégage une morale du destin tragique de cet aveugle : plus l’homme est vulnérable, faible et incapable de se défendre, plus l’être humain (sa famille, les voisins, les paysans), la société, la nature (la neige) et même les animaux (les chiens, les chats, les corbeaux) deviennent cruels avec lui au point de souhaiter ou de favoriser sa mort. Autrement dit : La faiblesse extrême due à un handicap ou à une infirmité (la cécité) et la peur de la différence, libèrent chez les personnes mal intentionnées une attitude malveillante : méchanceté voire cruauté, avarice, sadisme, barbarie, bestialité ; Parce qu’il est aveugle, il devient un paria, un souffre-douleur, un martyr dont on veut se débarrasser.


Afin d’établir un plan très détaillé qui servira de base à un commentaire composé, nous allons étudier le texte de manière linéaire.

I – Une nouvelle qui défend une thèse  : voir le ciel, le soleil et les couleurs rend heureux et l’inverse rend morose et pitoyable. Elle montre également l’émotion et l’empathie du narrateur  à la fin de la nouvelle.

1) Forte implication du narrateur au début et à la fin de la nouvelle : marques de modalisation (je,..). Pensée mélancolique pour le gueux.

2) Voir :  le sens de la vue important pour le bonheur : emploi répété de questions ? Emploi d’adjectifs qualificatifs de couleur aux lignes 2 et 3….nombreuses répétitions (envie) et champ lexical du bonheur.

 Transition   Il ne peut jouir des couleurs car il est aveugle. L’auteur nous montre explicitement ce contraste. Choix des mots antithétiques entre le premier paragraphe et le second.

II – Le conte L’aveugle, conte cruel  (exemple pour étayer sa thèse)

  1. Description de l’aveugle : horrible infirmité, figure toute pâle, impassible, …

Figures de style : Périphrase : Seules ses paupières, qu’agitait une sorte de souffrance nerveuse, retombaient parfois sur la tache blanche de ses yeux. La cécité est représentée par la tâche blanche de ses yeux.

Comparaisons : deux grands yeux blancs comme des pains à cacheter.

  • Les paysans feraient volontiers comme les poules qui tuent les infirmes d’entre elles.

2- Le malheur de l’aveugle : gradation dans la haine et la violence à son égard.

      Sa souffrance – sa soumission (champs lexicaux), la moquerie de son entourage : comparé à un fainéant et à un manant, mal nourri, victime de jeux de plus en plus cruels. Comparé à une bête.

     Son sort : il est victime de maltraitances physiques de la part de toute la communauté (le jeu des baffes). Il est obligé de mendier pour être nourri.  On ne vient pas le chercher à la fin de la journée et on le laisse mourir de froid dans la neige (mort blanche). Enfin, il est dévoré par les corbeaux. (Pour la mort blanche, il faut relever le contraste funèbre de la noirceur des corbeaux / antithèse).

Conclusion :

Guy De Maupassant présente dans cette nouvelle l’importance du sens de la vue à travers le conte de l’aveugle. Il dénonce également avec réalisme la cruauté du monde paysan.


Texte 

L’AVEUGLE    Qu’est-ce donc que cette joie du premier soleil ? Pourquoi cette lumière tombée sur la terre nous emplit-elle ainsi du bonheur de vivre ? Le ciel est tout bleu, la campagne toute verte, les maisons toutes blanches ; et nos yeux ravis boivent ces couleurs vives dont ils font de l’allégresse pour nos âmes. Et il nous vient des envies de danser, des envies de courir, des envies de chanter, une légèreté heureuse de la pensée, une sorte de tendresse élargie, on voudrait embrasser le soleil.
Les aveugles sous les portes, impassibles en leur éternelle obscurité, restent calmes comme toujours au milieu de cette gaieté nouvelle, et, sans comprendre, ils apaisent à toute minute leur chien qui voudrait gambader.
Quand ils rentrent, le jour fini, au bras d’un jeune frère ou d’une petite soeur, si l’enfant dit : « Il a fait bien beau tantôt ! », l’autre répond : « Je m’en suis bien aperçu, qu’il faisait beau, Loulou ne tenait pas en place. »
J’ai connu un de ces hommes dont la vie fut un des plus cruels martyres qu’on puisse rêver.
C’était un paysan, le fils d’un fermier normand. Tant que le père et la mère vécurent, on eut à peu près soin de lui ; il ne souffrit guère que de son horrible infirmité ; mais dès que les vieux furent partis, l’existence atroce commença. Recueilli par une soeur, tout le monde dans la ferme le traitait comme un gueux qui mange le pain des autres. A chaque repas, on lui reprochait la nourriture ; on l’appelait fainéant, manant ; et bien que son beau-frère se fût emparé de sa part d’héritage, on lui donnait à regret la soupe, juste assez pour qu’il ne mourût point.
Il avait une figure toute pâle, et deux grands yeux blancs comme des pains à cacheter ; et il demeurait impassible sous l’injure, tellement enfermé en lui-même qu’on ignorait s’il la sentait. Jamais d’ailleurs il n’avait connu aucune tendresse, sa mère l’ayant toujours un peu rudoyé, ne l’aimant guère ; car aux champs les inutiles sont des nuisibles, et les paysans feraient volontiers comme les poules qui tuent les infirmes d’entre elles.
Sitôt la soupe avalée, il allait s’asseoir devant la porte en été, contre la cheminée en hiver, et il ne remuait plus jusqu’au soir. Il ne faisait pas un geste, pas un mouvement ; seules ses paupières, qu’agitait une sorte de souffrance nerveuse, retombaient parfois sur la tache blanche de ses yeux. Avait-il un esprit, une pensée, une conscience nette de sa vie ? Personne ne se le demandait.
Pendant quelques années les choses allèrent ainsi. Mais son impuissance à rien faire autant que son impassibilité finirent par exaspérer ses parents, et il devint un souffre-douleur, une sorte de bouffon-martyr, de proie donnée à la férocité native, à la gaieté sauvage des brutes qui l’entouraient.
On imagina toutes les farces cruelles que sa cécité put inspirer. Et, pour se payer de ce qu’il mangeait, on fit de ses repas des heures de plaisir pour les voisins et de supplice pour l’impotent.
Les paysans des maisons prochaines s’en venaient à ce divertissement ; on se le disait de porte en porte, et la cuisine de la ferme se trouvait pleine chaque jour. Tantôt on posait sur la table, devant son assiette où il commençait à puiser le bouillon, quelque chat ou quelque chien. La bête avec son instinct flairait l’infirmité de l’homme et, tout doucement, s’approchait, mangeait sans bruit, lapant avec délicatesse ; et quand un clapotis de langue un peu bruyant avait éveillé l’attention du pauvre diable, elle s’écartait prudemment pour éviter le coup de cuiller qu’il envoyait au hasard devant lui.
Alors c’étaient des rires, des poussées, des trépignements des spectateurs tassés le long des murs. Et lui, sans jamais dire un mot, se remettait à manger de la main droite, tandis que, de la gauche avancée, il protégeait et défendait son assiette.
Tantôt on lui faisait mâcher des bouchons, du bois, des feuilles ou même des ordures, qu’il ne pouvait distinguer.
Puis on se lassa même des plaisanteries ; et le beau-frère enrageant de le toujours nourrir, le frappa, le gifla sans cesse, riant des efforts inutiles de l’autre pour parer les coups ou les rendre. Ce fut alors un jeu nouveau : le jeu des claques. Et les valets de charrue, le goujat, les servantes, lui lançaient à tout moment leur main par la figure, ce qui imprimait à ses paupières un mouvement précipité. Il ne savait où se cacher et demeurait sans cesse les bras étendus pour éviter les approches.
Enfin, on le contraignit à mendier. On le portait sur les routes les jours de marché, et dès qu’il entendait un bruit de pas ou le roulement d’une voiture, il tendait son chapeau en balbutiant : « La charité, s’il vous plaît. »
Mais le paysan n’est pas prodigue, et, pendant des semaines entières, il ne rapportait pas un sou.
Ce fut alors contre lui une haine déchaînée, impitoyable. Et voici comment il mourut.
Un hiver, la terre était couverte de neige, et il gelait horriblement. Or son beau-frère, un matin, le conduisit fort loin sur une grande route pour lui faire demander l’aumône. Il l’y laissa tout le jour, et quand la nuit fut venue, il affirma devant ses gens qu’il ne l’avait plus retrouvé. Puis il ajouta : « Bast ! faut pas s’en occuper, quelqu’un l’aura emmené parce qu’il avait froid. Pardié ! i n’est pas perdu. I reviendra ben d’main manger la soupe. »
Le lendemain, il ne revint pas.
Après de longues heures d’attente, saisi par le froid, se sentant mourir, l’aveugle s’était mis à marcher. Ne pouvant reconnaître la route ensevelie sous cette écume de glace, il avait erré au hasard, tombant dans les fossés, se relevant, toujours muet, cherchant une maison.
Mais l’engourdissement des neiges l’avait peu à peu envahi, et ses jambes faibles ne le pouvant plus porter, il s’était assis au milieu d’une plaine. Il ne se releva point.
Les blancs flocons qui tombaient toujours l’ensevelirent. Son corps raidi disparut sous l’incessante accumulation de leur foule infinie ; et rien n’indiquait plus la place où le cadavre était couché.
Ses parents firent mine de s’enquérir et de le chercher pendant huit jours. Ils pleurèrent même.
L’hiver était rude et le dégel n’arrivait pas vite. Or, un dimanche, en allant à la messe, les fermiers remarquèrent un grand vol de corbeaux qui tournoyaient sans fin au-dessus de la plaine, puis s’abattaient comme une pluie noire en tas à la même place, repartaient et revenaient toujours.
La semaine suivante, ils étaient encore là, les oiseaux sombres. Le ciel en portait un nuage comme s’ils se fussent réunis de tous les coins de l’horizon ; et ils se laissaient tomber avec de grands cris dans la neige éclatante, qu’ils tachaient étrangement et fouillaient avec obstination.
Un gars alla voir ce qu’ils faisaient, et découvrit le corps de l’aveugle, à moitié dévoré déjà, déchiqueté. Ses yeux pâles avaient disparu, piqués par les longs becs voraces.
Et je ne puis jamais ressentir la vive gaieté des jours de soleil, sans un souvenir triste et une pensée mélancolique vers le gueux, si déshérité dans la vie que son horrible mort fut un soulagement pour tous ceux qui l’avaient connu.



Oral du bac : Le Horla (25 mai) de Maupassant

Guy de Maupassant écrivain français du dix-neuvième siècle (1850-1893) est considéré comme l’un des plus prolifiques de son époque et le Maître des nouvelles. On associe surtout le nom de Maupassant aux contes fantastiques, car cet écrivain réaliste et naturaliste ami de G. Flaubert et d’Emile Zola a choisi aussi de peindre le surnaturel dans ses contes dans lesquels la peur, la folie et la mort sont les sujets récurrents. Le Horla est un récit bref sous forme de journal intime.

Avant de débuter l’étude de ce conte, je rappelle aux lecteurs que ce cours est gratuit, mais j’apprécierais un juste retour de la part de tous, car je ne donne pas que des cours de français.

Je suis aussi depuis peu une écrivain. Ainsi, ce blog est également dédié à la promotion de mon roman « La vie cachée de Mina M ».

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Oral du bac : Le Horla (25 mai) de Maupassant


Avant de débuter notre analyse du texte de Maupassant en vue de préparer ensemble une simulation d’oral du bac français, voici quelques rappels méthodologiques :

A l’oral : ce qui est demandé au candidat, c’est d’avoir :

  • Une bonne capacité d’analyse critique et de prendre en compte la question qui est posée et d’y apporter une réponse précise et détaillée.

  • De préparer une bonne introduction au commentaire de texte (aussi bien à l’oral qu’à l’écrit) avec le nom de l’auteur, le genre, le thème, l’époque et la situation du passage dans l’oeuvre.

  • De faire un plan détaillé de votre explication avec les exemples à citer (en les soulignant dans le texte), ce qui vous permettra d’énoncer l’idée directrice de chaque axe et de retrouver les exemples plus facilement.


Déroulement de l’épreuve :

Plan du travail en vue de l’oral :

  • Introduction : présenter l’auteur et le texte en le centrant sur la problématique.

Guy de Maupassant écrivain français du dix-neuvième siècle (1850-1893) est considéré comme l’un des plus prolifiques de son époque et le Maître des nouvelles. On associe surtout le nom de Maupassant aux contes fantastiques, car cet écrivain réaliste et naturaliste ami de G. Flaubert et d’Emile Zola a choisi aussi de peindre le surnaturel dans ses contes et en particulier dans Le Horla, récit bref sous forme de journal intime, c’est-à-dire qu’il met en scène deux logiques opposées : l’une rationnelle, l’autre irrationnelle dans lesquels la peur, la folie et la mort sont les sujets récurrents. Nous allons étudier aujourd’hui, l’extrait relatif au 25 mai qui correspond presque au début de l’oeuvre.

  • Lire le texte
  • Rappeler la question : comment s’exprime la contradiction entre le réel et le fantastique dans cet extrait de « Le Horla » ?
  • Annoncer les grands axes.

Plan :

I -Un journal intime qui retrace l’inquiétude et les incertitudes de son personnage-narrateur face à de nouvelles craintes concernant son état de santé physique et mental.

  1. Journal intime qui retrace l’inquiétude et les incertitudes de son personnage-narrateur
  2. Craintes concernant le changement de son état de santé physique et mental.

II- Une altération importante de la qualité de son sommeil et l’angoisse liée à la présence d’un être surnaturel qui désirerait le tuer.

  1. Peur de dormir malgré un sommeil normal par intermittence.
  2. Angoisse liée à la présence d’un être surnaturel qui désirerait le tuer.

Pour le lire suivre ce lien sur le site de Rackoons qui compare des manuels d’études pour collégiens et lycéens : pour en savoir plus, suivre ce lien !

Explication du passage (25 mai) : 

 I -Un journal intime qui retrace l’inquiétude et les incertitudes de son personnage-narrateur face à de nouvelles craintes concernant son état de santé physique et mental.

  • Journal intime qui retrace l’inquiétude et les incertitudes de son personnage-narrateur.

Cet extrait de « Le Horla » de Guy de Maupassant correspond à la forme d’un journal intime à visée fantastique. Ecrit à la première personne du singulier « je », on connaît les pensées et les sentiments du personnage/narrateur, ainsi que son point de vue. La focalisation est interne et subjective. Le champ de vision est limité au personnage.

Le cadre spatio-temporel est posé. Ce texte est écrit au présent de narration et est très structuré au point de vue temporel. Le narrateur est chez lui, à l’approche du soir au début du passage et le matin, à l’aurore à la fin du passage, ce qui évoque une certaine circularité des évènements.

Le passage retrace toute la période du soir et de la nuit, et c’est à ce moment-là que son esprit quitte la réalité pour être envahi par une crainte qu’il ne comprend pas (incompréhensible, je ne comprends pas les mots, crainte confuse, bizarre, étrange, questions qu’il se pose).

Figures de style : comparaisons entre la nuit et la menace, entre le sommeil et un bourreau, entre le repos et un gouffre d’eau stagnante.

Nombreuse ponctuation : elle est expressive afin de créer le suspense ou une attente. Les points-virgules (j ‘essaie de lire,…) créent du rythme. Les points de suspension reflètent la pensée du narrateur qui n’a pas de réponses à ses questions.

  • Craintes concernant le changement de son état de santé physique (maladies) et mental (son oppression, sa peur).

Bien qu’il exécute des gestes du quotidien afin de se rassurer – il dîne, il lit, il donne des tours de clés, il pousse les verrous, il ouvre les armoires, il est sous l’oppression d’une crainte (répétition de termes « crainte X3, j’écoute x2, j’attends x 2)

Passivité, par rapport aux évènements, qui se transforme en épouvante : j’écoute x2,  j’attends x 2, impuissance atroce,…

Champs lexical de la crainte et de l’épouvante : (menace, peur, inquiétude, oppression, malaise, trouble, irritation, perturbation, bourreau, épouvante, crise, impuissance atroce, m’étrangler).

Le narrateur/personnage s’interroge (questions x3) mais il ne connaît pas les réponses. Le narrateur créé un parallélisme entre en son état avant d’être malade et celui d’après (je ne redoutais rien jusque ici, plus joyeux des hommes, le plus brave, autrefois, le sommeil était perfide…..). Il est devenu poltron et mélancolique.

II- Une altération importante de la qualité de son sommeil et l’angoisse liée à la présence d’un être surnaturel qui désirerait le tuer.

  • Altération importante de la qualité de son sommeil.

Le personnage ne dort que deux ou trois heures, et il fait toutes les nuits un cauchemar, bien qu’il soit conscient de la réalité de son sommeil et de son réveil (je sens bien que je suis couché et que je dors, .je m’éveille, j’allume, je dors enfin avec calme….),

  • Angoisse liée à la présence d’un être surnaturel (quelqu’un) qui désirerait le tuer.

Tomber dans le sommeil est pour le narrateur une source de terreur, c’est un moment de crise : il se débat, il veut crier, il fait des efforts, il halète, il s’étouffe,…

Verbes qui énoncent son état de peur durant le cauchemar : battre, frémir, tressaillir, tomber x 2, débattre, paralyser, m’étreint, serrer, m’étrangler, étouffer, écraser.

Nous constatons aussi la répétition de la phrase « je ne peux pas » quand
le personnage  essaie de faire quelque chose mais se sent paralysé et
incapable d’agir : « 25 mai ….cette impuissance atroce, qui nous paralyse dans les songes ;je veux crier, _ je ne peux pas, _ je veux remuer, je ne peux pas ; _ j’essaie,
avec des efforts affreux, en haletant, de me tourner de rejeter cet être qui
m’écrase et qui m’étouffe, je ne peux pas.

Le langage du surnaturel s’exprime non seulement par la répétition des
mots mais aussi la répétition de certaines structures.

 
Conclusion

On trouve tout le long de cet extrait du Horla des éléments caractéristiques de l’univers surnaturel et du fantastique : répétions de mots (verbes, substantifs, adjectifs connotés : l’angoisse, la peur, la folie et la mort.

Mais la réalité est également omniprésente tout au long du passage et même à la fin puisque après la crise, il dort calmement. Le narrateur, pour se rassurer tout au long du passage y fait référence en revenant sur son passé d’homme « en bonne santé » et quand il était « le plus joyeux des hommes ».

On peut donc affirmer que ce passage permet au narrateur de nous faire comprendre l’altération progressive de son état mental quand vient la nuit. Altération due à sa mauvaise santé et à sa peur de mourir.


Extrait du texte : Le Horla 25 MAI.

Aucun changement ! Mon état, vraiment, est bizarre.

À mesure qu’approche le soir, une inquiétude incompréhensible m’envahit, comme si la nuit cachait pour moi une menace terrible. Je dîne vite, puis j’essaye de lire ; mais je ne comprends pas les mots ; je distingue à peine les lettres. Je marche alors dans mon salon de long en large, sous l’oppression d’une crainte confuse et irrésistible, la crainte du sommeil et la crainte du lit. Vers dix heures, je monte donc dans ma chambre. À peine entré, je donne deux tours de clef, et je pousse les verrous ; j’ai peur… de quoi ?… Je ne redoutais rien jusque ici… j’ouvre mes armoires, je regarde sous mon lit ; j’écoute… j’écoute… quoi ?… Est-ce étrange qu’un simple malaise, un trouble de la circulation peut-être, l’irritation d’un filet nerveux, un peu de congestion, une toute petite perturbation dans le fonctionnement si imparfait et si délicat de notre machine vivante, puisse faire un mélancolique du plus joyeux des hommes, et un poltron du plus brave ? Puis, je me couche, et j’attends le sommeil comme on attendrait le bourreau.

Je l’attends avec l’épouvante de sa venue ; et mon cœur bat, et mes jambes frémissent ; et tout mon corps tressaille dans la chaleur des draps, jusqu’au moment où je tombe tout à coup dans le repos, comme on tomberait pour s’y noyer, dans un gouffre d’eau stagnante. Je ne le sens pas venir, comme autrefois, ce sommeil perfide, caché près de moi, qui me guette, qui va me saisir par la tête, me fermer les yeux, m’anéantir.

Je dors — longtemps — deux ou trois heures — puis un rêve — non — un cauchemar m’étreint. Je sens bien que je suis couché et que je dors,… je le sens et je le sais… et je sens aussi que quelqu’un s’approche de moi, me regarde, me palpe, monte sur mon lit, s’agenouille sur ma poitrine, me prend le cou entre ses mains et serre… serre… de toute sa force pour m’étrangler.

Moi, je me débats, lié par cette impuissance atroce, qui nous paralyse dans les songes ; je veux crier, — je ne peux pas ; — je veux remuer, — je ne peux pas ; — j’essaye, avec des efforts affreux, en haletant, de me tourner, de rejeter cet être qui m’écrase et qui m’étouffe,— je ne peux pas !.

Et soudain, je m’éveille, affolé, couvert de sueur, J’allume une bougie. Je suis seul.

Après cette crise, qui se renouvelle toutes les nuits, je dors enfin, avec calme, jusqu’à l’aurore.


Oral du bac – « Spleen » de Charles Baudelaire

Oral du bac – Spleen de Charles Baudelaire (1857)
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Pour l’oral du bac, vous pouvez avoir à analyser ce poème de Charles Baudelaire « Spleen » poème extrait du recueil des « Fleurs du mal ».

Oral du bac – Spleen de Charles Baudelaire (1857)

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Pour l’oral du bac, vous pouvez avoir à analyser ce poème de Charles Baudelaire « Spleen » poème extrait du recueil des « Fleurs du mal« .


Tout d’abord, avant d’étudier et d’analyser ce poème pour l’oral du bac, nous devons connaître succinctement la biographie de Charles Baudelaire.

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Charles Pierre Baudelaire est un poète né à Paris le 9 avril 1821 (la même année de que G. Flaubert) et mort à Paris le 31 août 1867 à l’âge de 46 ans. Grand poète du XIXème siècle, Charles Baudelaire est connu pour deux œuvres, les Fleurs du Mal et le spleen de Paris (le mot Spleen traduit chez Baudelaire l’ennui et le dégoût généralisé de la vie).

Très jeune, Charles Baudelaire se fait remarquer par son caractère rebelle mais obtient néanmoins son baccalauréat.

Rapidement, et après son voyage en paquebot pour les Indes, il est contraint de travailler pour subvenir à ses besoins et devient journaliste et critique d’art. C’est à cette époque qu’il commence à écrire certains poèmes des Fleurs du mal (titre antithétique). Ses débuts littéraires datent de 1843 approximativement.

Ce recueil de poèmes publié en juillet 1857, très controversé et attaqué, met en lumière la dualité entre la violence et la volupté, le bien et le mal, la laideur et la beauté, l’enfer et le ciel.

Le projet poétique de Baudelaire : extraire la beauté du mal et de la perversité humaine et transfigurer par le travail poétique l’expérience douloureuse de l’âme humaine en proie aux malheurs de l’existence.

Il est condamné  pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs.

Les poèmes de Charles Baudelaire, qui a reçu de par sa naissance en 1821 un héritage classique, romantique et réaliste, sont par nature lyriques et rattachés au mouvement littéraire du symbolisme. Ce sont des poèmes réguliers à forme fixe où la beauté est recherchée pour tendre vers la perfection du texte.

Le symbolisme est en opposition au monde matériel. Les symbolistes recherchent la suprématie de la sensibilité et du plaisir des sensations, tout y est fugace et éphémère.

Croulant sous les dettes, il part en Belgique pour y donner des conférences. Mais en 1866, il commence à avoir des problèmes de santé. Il s’éteint un an plus tard (1867) des suites de la syphilis et de l’abus d’alcool, sans avoir été reconnu de son vivant, ce que l’aura profondément attristé. En 1868 sont publiés à titre posthume le Spleen de Paris et les Curiosités esthétiques.

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Avant de débuter notre analyse du texte  de Charles Baudelaire en vue de préparer ensemble une simulation d’oral du bac français,

Voici quelques rappels méthodologiques :

A l’oral : ce qui est demandé au candidat, c’est d’avoir :

  • Une bonne capacité d’analyse critique et de prendre en compte la question qui est posée et d’y apporter une réponse précise et détaillée.

  • De préparer une bonne introduction au commentaire de texte (aussi bien à l’oral qu’à l’écrit) avec le nom de l’auteur, le genre, le thème, l’époque et la situation du passage dans l’oeuvre.

  • De faire un plan détaillé de votre explication avec les exemples à citer (en les soulignant dans le texte), ce qui vous permettra d’énoncer l’idée directrice de chaque axe et de retrouver les exemples plus facilement.

 


Déroulement de l’épreuve :

Plan du travail en vue de l’oral :

  • Introduction : présenter l’auteur et le texte en le centrant sur la problématique.

Charles Baudelaire, écrivain français du 19e siècle (1821-1867) est considéré comme un poète maudit et un précurseur du symbolisme (grand tournant littéraire de la décennie 1850-1870). « Les Fleurs du Mal » est l’une des ses œuvres majeures, dans laquelle le poète crée un nouveau rapport entre l’émotion et le langage. Le poème « Spleen » est extrait de la section « spleen et idéal ». Dans ce poème de cinq strophes, rédigé en alexandrin avec des rimes riches et croisées, le poète livre avec une importante tension dramatique toute la mélancolie qu’il ressent les jours de grande pluie.

Par quels procédés Baudelaire parvient-il à nous faire ressentir tout son mal-être dans ce poème ?

Pour répondre à cette question, nous étudierons tout d’abord  les procédés que Charles Baudelaire utilise pour décrire le paysage extérieur, le temps qui y règne, et le ressenti sur l’esprit de ceux qui le subissent. Dans un deuxième temps, nous évoquerons tous les procédés utilisés par Baudelaire pour exprimer son angoisse face à cette atmosphère macabre.

  • Lire le texte : elle doit être expressive et donner un aperçu de votre interprétation.
  • Rappeler la question : Par quels procédés Baudelaire parvient-il à nous faire ressentir tout son mal-être dans ce poème ?
  • Annoncer les grands axes :

I) Baudelaire nous fait ressentir tout son mal-être grâce à la description d’un univers  sombre et inquiétant qui agit sur l’état d’esprit et le moral de ceux qui le subissent. Le temps terriblement maussade qui règne dans cet univers lui inflige une souffrance aiguë.

II) Baudelaire nous fait ressentir tout son mal-être grâce à l’évocation appuyée par des images morbides de son angoisse face à cette atmosphère macabre.


Structure du poème : 

Les trois premiers quatrains débutent avec la répétition en anaphore de l’adverbe  temporel « quand » qui sont suivies de propositions circonstancielles de temps, coordonnées par la conjonction de coordination «  et » dans toutes les strophes :

  1. C’est quand le ciel est bas et lourd et que l’horizon embrasse le cercle, que le ciel verse un jour noir.
  2. C’est quand la terre est changée en un cachot humide, que les chauve-souris se cognent aux murs.
  3. C’est quand la pluie étale ses immenses traînées, qu’un peuple muet d’araignées vient tendre ses filets.

Nous nous apercevons donc qu’il y a une relation de causes à effets entre le climat désastreux et ses conséquences sur la terre, le ciel, les animaux, les cloches, et aussi sur le moral du poète et sur l’esprit en général (pronom personnel, 1ere pers du pluriel « nous, vers 4).

En effet, lorsque le ciel est bas, l’esprit gémit et s’ennuie. Quand la terre est changée en un cachot humide (métaphore de terre humide), l’Espérance (qui est comparée à une chauve-souris) s’en va. Enfin, quand il pleut , les cerveaux sont peuplés d’araignées.

La conséquence ultime de ces trois éléments réunis lorsqu’ils se déchaînent : le ciel en 1e strophe, la terre en 2e strophe, et la pluie en 3e strophe, se décline le long des deux dernières strophes. Ainsi, les cloches sautent avec furie et hurlent, les esprits geignent, les corbillards défilent et l’Angoisse plante son drapeau noir.

L’état d’esprit et le moral de ceux qui subissent ces éléments et en particulier du poète, empire au fur et à mesure de l’avancement du poème jusqu’au déchaînement de violences.  Les  plaintes et gémissements, sont subitement accompagnées de rébellions, voire de violences.

Furieuses, les cloches sautent et hurlent, et dans la guerre intérieure qui se déclenche dans le crâne du poète (adjectif possessif : mon) entre l’Espérance de voir que le temps s’améliore (écrit 2 fois avec une majuscule et en contre-rejet dans le vers 18) : L’Espérance » avec une majuscule est une allégorie (=notion abstraite personnifiée)) et l’angoisse qui est également personnifiée, c’est l’Angoisse qui gagne et qui plante son drapeau noir dans son cerveau (souffrance au propre et au figuré).

Explication du passage :

Baudelaire décrit, dès la 1ere strophe du poème, le ciel spleenétique. Le poème recèle de nombreux adjectifs fortement connotés (bas et lourd, noir, triste), deux verbes fortement imagés (pèse, verse) ainsi que des comparaisons, métaphores et rapprochements d’idées (comme un couvercle, en proie aux longs ennuis, plus triste que les nuits).

De même, le poète nous fait ressentir tout le mal-être  ambiant en employant le champs lexical de la noirceur (jour noir : oxymore), du poids du ciel (bas, le couvercle pèse, lourd), de l’humidité (pluie, humide, pourris, traînées,), de la tristesse, de la souffrance (geindre) et de l’enfermement (couvercle, vaste prison, barreaux), de la passivité (muet) et de la mort (corbillards).

Du ciel dépend, chez lui, tout un flot d’événements, car lorsqu’il est bas, et qu’il pleut, il verse un jour noir ( V4 – métaphore avec verser de l’eau), de la pluie drue qui transforme la terre en cachot humide et en prison.

Dans la strophe 4, ce n’est plus le ciel qui inflige de la tristesse et du malheur sur la terre. Les cloches (symbole du bruit, donc de la vie) qui sautent vers le ciel et les esprits qui geignent pour la deuxième fois, se rebellent.

Il y a donc un parallèle établi par Baudelaire entre la première strophe et la quatrième, parallèle qui renforce le sentiment d’enfermement des esprits.

Ainsi, ce terrible ciel agit sur l’état d’esprit et le moral de ceux qui le subissent en plus du poète (nous) . Le temps terriblement maussade qui règne dans cet univers leur inflige une souffrance aiguë, et leur esprit gémit.

Des images morbides face à cette atmosphère macabre se succèdent : cachot humide en v.5, plafonds pourris en V.8, immenses traînées V.9, vastes prisons, barreaux, filets, longs corbillards, drapeau noir.

Bien que l’Espoir existe (2 fois en majuscule), que les chauve-souris tentent de s’échapper avec leurs ailes timides, que les cloches sautent et que les esprits se plaignent, c’est l’Angoisse (personnalisée, avec plusieurs adjectifs : atroce, despotique (allitération en s))  qui termine vainqueur du combat.

Le poète incline sa tête (au sens propre et au figuré) devant les éléments qu’il ne peut changer, et devant sa propre souffrance morale.

 

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LXXVIII – Spleen

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
– Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal


 

Pour en savoir plus, voici un lien de la plateforme Rackoons.fr qui vous permettra de trouver tout de suite les manuels des auteurs classiques recommandés pour le bac, écrit et oral. Découvrir ici !

Analyse de « L’amour et le crâne » de Charles Baudelaire

Voici une proposition d’analyse de « l’amour et le crâne » de Charles Baudelaire pour la préparation d’un commentaire composé.

Avant de débuter l’étude de ce poème, je rappelle aux lecteurs que ce cours est gratuit, mais j’apprécierais un juste retour de la part de tous, car je ne donne pas que des cours de français. Je suis aussi depuis peu une écrivain.

Ainsi, ce blog est également dédié à la promotion de mes romans « La vie cachée de Mina M »,

et « Le pouvoir de la bague« 

Je vous remercie si vous cliquez sur le lien et si vous partagez sur vos réseaux sociaux les pages concernant sa promotion. ♥♥♥♥♥

Béatrice ♥♥ (Follow me)

 

 

Voici une proposition d’analyse de « L’amour et le crâne » de Charles Baudelaire pour la préparation d’un commentaire composé.

« L’amour et le crâne » de Baudelaire

Tout d’abord, avant d’étudier ce poème, nous devons débuter par une biographie succincte de Charles Baudelaire.

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Charles Pierre Baudelaire est un poète né à Paris le 9 avril 1821 (la même année de que G. Flaubert) et mort à Paris le 31 août 1867 à l’âge de 46 ans. Grand poète du XIXème siècle, Charles Baudelaire est connu pour deux œuvres, les Fleurs du Mal et le spleen de Paris (le mot Spleen traduit chez Baudelaire l’ennui et le dégoût généralisé de la vie).

Ce recueil de poèmes publié en juillet 1857, très controversé et attaqué, met en lumière la dualité entre la violence et la volupté, le bien et le mal, la laideur et la beauté, l’enfer et le ciel.

Le projet poétique de Baudelaire : extraire la beauté du mal et de la perversité humaine et transfigurer par le travail poétique l’expérience douloureuse de l’âme humaine en proie aux malheurs de l’existence.

Il est condamné  pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs.

Les poèmes de Charles Baudelaire, qui a reçu de par sa naissance en 1821 un héritage classique, romantique et réaliste, sont par nature lyriques et rattachés au mouvement littéraire du symbolisme. Ce sont des poèmes réguliers à forme fixe où la beauté est recherchée pour tendre vers la perfection du texte. Le symbolisme est en opposition au monde matériel. les symbolistes recherchent la suprématie de la sensibilité et du plaisir des sensations, tout y est fugace et éphémère.

Croulant sous les dettes, il part en Belgique pour y donner des conférences. Mais en 1866, il commence à avoir des problèmes de santé. Il s’éteint un an plus tard (1867) des suites de la syphilis et de l’abus d’alcool, sans avoir été reconnu de son vivant, ce que l’aura profondément attristé. En 1868 sont publiés à titre posthume le Spleen de Paris et les Curiosités esthétiques.


L’Amour est assis sur le crâne

De l’Humanité,

Et sur ce trône le profane,

Au rire effronté,

Souffle gaiement des bulles rondes

Qui montent dans l’air,

Comme pour rejoindre les mondes

Au fond de l’éther.

Le globe lumineux et frêle

Prend un grand essor,

Grève et crache son âme grêle

Comme un songe d’or.

J’entends le crâne à chaque bulle

Prier et gémir:

– « Ce jeu féroce et ridicule,

Quand doit-il finir?

Car ce que ta bouche cruelle

Éparpille en l’air,

Monstre assassin, c’est ma cervelle,

Mon sang et ma chair.

« L’amour et le crâne » de Baudelaire

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Ce poème, au titre énigmatique (le crâne est l’endroit central de nos sentiments), est extrait de la section des fleurs du mal. Il est composé de cinq strophes de quatre vers. Il y donc cinq quatrains. Dans chaque strophe, il y a une alternance entre un octosyllabe (vers de huit syllabes) et un pentasyllabe (vers de cinq syllabes). Il contient différents mètres, il est donc hétérométrique.

Nous constatons une alternance de rimes pauvres, suffisantes ou riches (frêle avec grêle) et une succession respectée de rimes féminines (qui se terminent par –e, -es, -ent) et des rimes masculines. Les rimes sont croisées, du type ABAB.

Dans le premier quatrain, Baudelaire met en relief deux substantifs (avec les majuscules) Amour et Humanité.  L’Amour est un terme important dans ce poème car il est à la fois présent dans le titre et dans le premier vers, à son début et avec une majuscule, et il est personnifié car « il est assis ». Nous pouvons ainsi en déduire que le thème général de ce poème tourne autour de ce sentiment dans une représentation allégorique.

L’autre substantif essentiel à la compréhension du poème est Humanité, qui représente l’ensemble des hommes, la race humaine. Son sens est triplement renforcé par la majuscule, par sa position en mot unique dans le pentasyllabe et par son rejet en deuxième vers.

L’Amour qui pourrait être Dieu car Dieu est amour (métaphore entre l’Amour et Dieu) nous permet de déduire dans ce premier quatrain, que l’Amour embrasse la race humaine de toute sa hauteur (sur le crâne : connotation un peu macabre) et distille ce sentiment dans la tête de chacun.

Assis dans le fauteuil de Dieu, le profane (qui est dépourvu de caractère religieux), joue à souffler des bulles qui se perdent dans l’espace au-delà de l’atmosphère. L’auteur, en rejetant l’action exercée par le profane dans le deuxième quatrain, souligne l’opposition entre l’Amour et sa destruction (les bulles s’éparpillent). L’effet de ce quatrain est renforcé par l’allitération en « r » (trône, profane, rire, effronté, ronde, rejoindre, éther) et l’harmonie imitative qu’il insuffle pour imiter le son produit (érosion) par la répétition du phonème « r ». Ainsi le profane ne croit pas à l’amour, il en rit et le détruit en chacun de nous.

Dans le troisième quatrain, l’auteur utilise une belle métaphore entre le crâne de l’homme (qui est frêle) et le globe qui représente la terre ou l’Humanité (qui est lumineux). Ces deux adjectifs qualificatifs sont en outre employés de manière antithétiques. Il y a également une allitération en « g » (globe, grand, grèbe, grêle) qui est une consonne occlusive, dorso-vélaire, sonore, dure et gutturale associée au « r » de grève et grêle.

Sous l’effet des bulles rondes soufflées par le profane, l’absence d’amour (ou la montée de la haine ou du mal) s’accroît et accable le monde au point de lui faire perdre son âme.

Pour en savoir plus sur Charles Baudelaire ou terminer l’analyse  de ce poème « L’amour et le crâne »  ou d’un autre poème de Baudelaire, je vous invite à suivre ce lien du site Rackoons qui vous recommande le meilleur manuel réclamé par les enseignants pour étudier les poèmes de Baudelaire (Voici sa photos ci-dessous).

Les enquêtes du commissaire Recherche de Jean-Claude Tranier.

 

Je vous présente cette nouvelle policière  « Les enquêtes du commissaire Recherche  » dont j’ai coécrit le scénario et peaufiné la rédaction.

C’est une petite histoire cocasse, avec plein de boutades, de jeux de mots et de passages hilarants.

Humour décalé sur fonds de thèmes contemporains et d’intrigues policières , cette petite pépite est disponible en version papier (4.99€) et e-book ( 0.99€) dans toutes les librairies (sur commande), et chez Decitre, Cultura, Sauramps, la Fnac et Amazon.

Petit prix pour grande détente !

Voici le lien sur Amazon pour ceux qui veulent en savoir plus.

https://www.amazon.fr/dp/B0B6W7DDWK/ref=cm_sw_s_fa_dp_730T0KQYAEPJHBV8QWWP#_=_

Comment donner le goût de la lecture à son enfant ?

Comment donner le goût de la lecture à son enfant ?

Pour donner le goût de la lecture à votre enfant, ne faudrait-il pas remplir ses bibliothèques de livres, comme ci-dessous :

Béatrice Monge animatrice d'ateliers d'écriture à Montpellier
Avoir des livres chez soi pour partager des moments de culture entre petits et grands.

Pour accompagner votre enfant, petit ou grand,

dans un processus de lecture,

comment faudrait-il s’y prendre ?


Le fait de lui faire faire ses devoirs n’est pas toujours suffisant pour qu’il comprenne les leçons et qu’il ait envie d’apprendre et de se cultiver, de lire les livres de son programme, et au-delà, de lire en général.

L’objectif est de lui donner envie de lire le plus possible en choisissant, s’il est réfractaire, des petits textes faciles.. et dont le sujet lui plaît. Le principal est de l’accompagner dans le plaisir de lire, et cela dès les premiers mois de sa vie !!


Voici mes recommandations pour donner le goût de lire à votre enfant :

Lui proposer un choix varié de livres qui s’adressent à l’imaginaire, illustré, en plastique, ludiques (devinettes, jeux dans le livre), bandes dessinées, magazines et journaux pour enfants.

  • Ne pas le contraindre à lire ou lui imposer un rythme
  • et ne pas l’obliger à rendre compte de sa lecture.

Les enfants doivent découvrir leurs propres motivations. Cela signifie qu’ils doivent commencer par une rencontre cruciale avec un livre, qui s’adresse à eux intensément.


Cours à distance via Skype
Je travaille dans toute La France et avec les pays francophones.

Pour un jeune collégien ou lycéen qui pense avoir des difficultés avec le français à l’école,

l’étude de cette langue et des genres littéraires n’est pas toujours agréable.

Nous, les parents et les enseignants, devons alors lui apprendre à lire les oeuvres des écrivains et des petits et grands classiques en prenant le temps de lui expliciter l’intérêt de cet apprentissage, car s’il appréhende la vie de nos prédécesseurs, il comprendra l’intérêt de l’écriture, de la lecture et aussi sa propre vie.

Pour résumer :

Notre rôle de pédagogue est de développer les capacités  de notre enfant à apprendre, à découvrir et à  inventer afin qu’il puisse étendre au maximum ses capacités d’auto-construction.

Pour en savoir plus :

  1. L’enfant lecteur – tout pour faire aimer les livres – coll Autrement
  2. Morphologie du conte. V. propp. Coll : points – Seuil
  3. La psychologie de l’enfant –  Jean Piaget
  4. Alice au pays du langage -M. Yaguello – (relations jeux poétiques et syntaxe) – Seuil

L’album d’illustrations « Dans ma tête »

Lorsqu’on examine la couverture de ce petit recueil d’images « Dans ma tête », on entre tout de suite dans l’esprit qui a pu animer les huit illustrateurs de cette thématique cérébrale. De ce caillou personnifié coule en effet une mer de pleurs qui inonde une vallée.

La 4e de couverture, elle aussi très originale, relie le nom des dessinateurs à des zones d’une boîte crânienne déchiquetée sur une face.

Le ton est donné.

Chacun à sa manière livre ses pensées. À nous d’interpréter leurs secrets, leurs coups de tête, leurs désirs profonds, leurs rêves ou leurs phobies, sans évoquer le malaise intérieur que l’on peut ressentir à la vue de certaines représentations.

Joliment imprimé en noir et blanc sur du papier épais par Vedrana qui est une maison d’édition indépendante de livres graphiques créée par l’artiste Vedrana DONIC, cet album, outre les diverses illustrations, a le mérite de développer en nous des questionnements qui suscitent notre psychisme.

Qu’avons-nous comme pensées profondes dans notre cerveau et comment le dessinerions-nous ?

Randonnée chamelière dans le Grand Erg Oriental en Tunisie

J’ai fait un voyage en Tunisie en 2004. Les passages choisis ici correspondent à des extraits de mon magnifique périple de six jours à travers le grang Erg Oriental. Outre la beauté saisissante du paysage, nous étions amenés à déposer par écrits nos impressions. De cette activité est née mon récit de voyage, que j’ai illustré de 17 aquarelles.

Récit de voyage de Béatrice Monge

J’ai fait un voyage en Tunisie en 2004. Les passages choisis  ici correspondent à des extraits de mon magnifique périple de six jours à travers le grand Erg Oriental. Outre la beauté saisissante du paysage, nous étions amenés à déposer par écrits nos impressions. De cette activité est née mon récit de voyage, que j’ai illustré de 17 aquarelles.

J’avais pris l’avion à Paris direction Djerba. De Djerba, des voitures nous attendaient.

Direction Matmata, Douz et le désert !

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Le grand erg oriental, couleurs du matin

Arrivée dans le désert – partie 1

Nos accompagnateurs s’affairent, ils descendent nos sacs lourds et volumineux des voitures, tandis que les uns et les autres, nous nous efforçons d’enrouler nos chèches colorés autour de la tête. Certains y arrivent très vite, ils se sont déjà entraînés, d’autres comme moi doivent s’y reprendre à maintes reprises. Mais personne ne les rejette. Peut-être parce qu’ils font partie du contexte, du lieu et de la chaleur et il est conseillé dans le désert de se protéger des rayons ardents du soleil et peut-être aussi cela amuse-t-il certains de faire des effets de style.

La marche vers l’inconnu, notre périple de cinq jours va débuter et pour la première fois depuis des semaines, peut-être des mois, je n’ai qu’une chose à faire, m’émerveiller des choses qui se déroulent sous mes yeux. Je sais que j’ai le temps, que les repas pris tous ensemble autour du feu donneront une saveur nouvelle aux aliments et que les nuits seront fraîches et remplies d’ombres qui glisseront sur la dune.


Récit de voyage rédigé par Béatrice M

Lire une suite …et aller vers l’oasis de Ksar Ghilane..

Récit de voyage centr d'accompagnement en francais
Le grand erg oriental, couleurs chatoyantes de fin de journée

Marché de Vic la Gardiole le dimanche matin.


J’ai le plaisir de vous annoncer que je suis présente sur le marché de Vic la Gardiole tous les dimanches matins de 9h00 à 12h00.


Si vous venez à ma rencontre, nous pourrons faire connaissance et vous pourrez découvrir mes écrits, dont mes deux romans :

« La vie cachée de Mina M .

Photo de dos jeune femme pour couverture de La vie cachée de Mina M
La couverture de mon premier roman La vie cachée de Mina M

« Le pouvoir de la bague »

Couverture du roman « Le pouvoir de la bague »

et mon récit de voyage dans le grand Erg oriental :

À pied dans le Sahara.

À pied dans le Sahara. Mon récit de voyage dans le Grand Erg oriental.
La couverture de mon récit de voyage dans le Grand Erg oriental.

Je pourrai vous les dédicacer si vous me le demandez.
Au plaisir.

A bientôt !

Béatrice

P.S : Pour ceux qui ne peuvent pas venir à Vic la Gardiole Hérault et qui s’intéressent à mes romans, c’est possible de les commander sur Amazon, BoD, la Fnac, cultura, Decitre ou en librairie en France et partout dans le monde. (Liste complète des librairies ici) !

Lire "La vie cachée de Mina M" et siroter un café sur la place de l'hôtel de ville de Frontignan.

Si vous voulez prendre rendez-vous avec moi, vous pouvez répondre au questionnaire ci-dessous et je vous répondrai.


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