« Les trois vies d’Albert » de Jean Claude Michot

Après avoir lu « Nom de code : C 19 », il était naturel que j’aie envie de connaître les autres romans de Jean-Claude Michot.

Mon choix s’est porté sur « Les trois vies d’Albert » paru en juillet 2020 et je ne l’ai pas regretté.

Dans une vie, tout peut changer pour nous, le meilleur et le pire peuvent coexister au fil des années. C’est le postulat de l’auteur qui fait vivre à son personnage de multiples rebondissements. D’où le titre : Les trois vies d’Albert.

Albert aime son métier de chauffeur de taxi, car il lui permet de faire des rencontres singulières et quelquefois de croiser la route de personnes qui modifieront son parcours de vie. Ceci jusqu’au jour où un hasard perturbe sa trajectoire. À partir de ce moment-là, sa vie bascule.

Ce roman, dans lequel l’auteur exploite le procédé littéraire de « La mise en abyme » est bien mené.

C’est comme un jeu de miroirs où les personnages vivent ce qui est écrit, avec aucune possibilité pour eux d’y échapper. Le destin dans ce cas-là, peut paraître tout tracé, mais la fin nous réserve encore quelques surprises.

Comme André Gide, j’apprécie ce type de littérature. Ainsi, je vous recommande la lecture de ce roman de Jean-Claude Michot.

« Le dossier K » de Sophie Chalandre in La revue « L’encrier renversé » n° 85.

L’encrier renversé est une revue de nouvelles publiées par une association de Castres.

J’ai reçu le numéro 85. Pour ce numéro, les responsables organisaient, comme tous les ans, un concours de nouvelles.

En 2020, après avoir lu toutes les nouvelles (485), les membres du jury ont désigné la lauréate. Il s’agit de Sophie Chalandre pour sa nouvelle Le dossier K.

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Le dossier K est une nouvelle de quatre pages, où l’on peut lire une courte biographie de l’auteure et un hommage à une pensée de Jankélévitch que je reproduis ci-dessous :

Si donc tout n’est pas excusable pour l’excuse, tout est pardonnable
pour le pardon, tout hormis bien entendu l’impardonnable,
en admettant qu’il existe un impardonnable, c’est-à-dire
un crime métempiriquement impossible à pardonner.
Vladimir Jankélévitch

Très émouvante nouvelle qui relate l’attachement d’une infirmière allemande pour un très jeune enfant polyhandicapé dont elle a la charge à l’hôpital.

Nous sommes en pleine période du IIIe Reich et le petit Gerhard Herbert Kretschmar, qui a vraiment existé, était le premier de la liste que les nazis avaient dressée.

Bien documenté et conté de façon sublime par l’auteure à travers les yeux de l’infirmière, qui était une jeune femme à la fois naïve et déterminée, ce texte relate en toile de fond le procès de Nuremberg.

Outre la qualité de narration, cette histoire m’a permis de mieux comprendre un des traumatismes de cette triste époque.

Béatrice

Nom de code : C 19 de Jean-Claude Michot

Bon thriller sur un sujet actuel et brûlant de Jean-Claude Michot !

Gagné en e-book lors d’un concours lancé par l’auteur sur Twitter, j’ai accepté de lire ce thriller et de lui donner mon avis.

Je viens d’en terminer la lecture et j’en suis ravie.

Jean-Claude Michot est un écrivain de Lyon. Nom de code : C-19 est son dixième roman et cela se ressent car il sait mettre de la tension dans un thriller.

Tout commence avec une clé USB oubliée dans un taxi. Clé qu’un jeune homme subtilise par curiosité.

Pour écrire son histoire, M. Michot s’est inspiré des événements que nous avons tous vécus au début de la pandémie. On peut dire que l’angle choisi par cet auteur pour nous narrer sa vision « complotiste » de l’arrivée du virus dans le monde est assez pertinente.

Moi qui ne suis pas une adepte de ce genre, je l’ai lu en deux jours. L’histoire est bien menée, il n’y a pas de temps mort et l’écriture est précise. Malgré ce scénario avec des méchants qui paraissent intraitables, certains ont une humanité, ce qui apporte un peu de chaleur supplémentaire à cette histoire.

J’ai pris du plaisir à retrouver les personnages et à les suivre dans leur périple. J’avais envie de connaître la suite chaque fois que j’en arrêtais la lecture et à mes yeux, c’est cela qui compte.

Note : 5 sur 5.

Béatrice

La magie de Rashtarian. L’énigme de la femme électrique de Jimmy Sabater.

La magie a opéré sur moi.

Reçu grâce à un concours de lecture lancé par l’auteur sur Twitter, j’ai lu « La magie des Rashtarian » de Jimmy Sabater en trois jours. Publié le 03 janvier 2021 sur Amazon, ce roman très électrique est son quinzième.

Autant dire que nous avons affaire à un passionné !

Dans cette histoire où les péripéties se succèdent pour notre plus grand bonheur, les smartphones brûlent, les voitures encastrées dans du sel se soulèvent toutes seules et les ennemis meurent à une vitesse foudroyante.

C’est peu dire que la réalité nous échappe sans cesse et que la magie nous rattrape avec habileté.

Rien n’arrête Laura dans la découverte de ses pouvoirs jusqu’au final qui est plutôt bien maîtrisé.

Ce roman fantastique est bien élaboré et distrayant, le personnage de Laura est sympathique et celui de Rahstarian est énigmatique à souhait. Que demander de mieux ?