Auteurs et livres à lire quand on est lycéen

Il est important pour moi de publier cette première liste de livres à lire quand on est lycéen, car tout au long de l’année, vous aurez à connaître un certain nombre d’auteurs et d’oeuvres qui sont au programme des classes générales.

Ainsi, et je le conseille à tous mes élèves, il faut connaître les auteurs et être sufisamment à l’aise pour citer leur siècle et le courant littéraire auxquels ils sont rattachés. Si de surcroît, vous avez lu une de leurs oeuvres, vous  êtes en possibilité d’apprécier la saveur des écrits des auteurs des siècles passés ou contemporains.

Auteurs et livres à lire quand on est lycéen !

Il est important pour moi de publier cette première liste d’auteurs et  livres à lire quand on est lycéen, car tout au long de l’année, vous aurez à connaître un certain nombre d’auteurs et d’oeuvres qui sont au programme.

Ainsi, et je le conseille à tous mes élèves, il faut connaître les auteurs et être suffisamment à l’aise pour citer leur siècle et le courant littéraire auxquels ils sont rattachés. Si de surcroît, vous avez lu une de leurs oeuvres, vous pouvez apprécier la saveur des écrits et connaître les auteurs.

En conséquence, mon conseil, et je ne répète jamais assez, c’est de lire. Lire des livres de votre programme et aussi des livres dont le thème vous plaît et qui vous amèneront vers des aventures singulières et dépaysantes.

Lectures qui vous permettront également de comprendre la société telle qu’elle était auparavant et comme le dit si bien Voltaire : « plus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres »

Citation de Montesquieu  :

L’étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n’ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture ne m’ait ôté.

Donc, voici un début de liste d’auteurs à connaître absolument,  liste que je compléterai au fur à et à mesure  :

Pour les poètes et romanciers :

  • Victor Hugo (1802-1885) : poète et romancier romantique, certains poèmes  du recueil « les châtiments » et « les contemplations » sont à connaître !

Mouvement littéraire qui vise un idéalisme à travers le symbole, c’est le symbolisme

  • Baudelaire (1821-1867) :   les fleurs du mal
  • Arthur Rimbaud (1854-1891) : Illuminations

Mouvement surréaliste : 

  • les fleurs du mal ( 1880-1918) : alcools (1913)

Pour les romanciers : 

Romanciers romantiques (moi, sentiments passionnels, mal du siècle)

  • Victor Hugo (romancier et poète du 19e siècle) : les misérables
  • les fleurs du mal (18-19e siècle) : le rouge et le noir (1830)  : roman romantique

Romanciers réalistes (primauté de la réalité, conscience sociale)

  • Balzac (1799-1850) : le père Goriot (1835), la comédie humaine,
  • Gustave Flaubert (1821-1880) : Madame Bovary (1857)
  • Emile Zola (1840-1902) chef de file des naturalistes : Germinal, la Comédie humaine, Thérèse Raquin
  • Maupassant (1850-1893) : Bel Ami, une  vie, Le Horla

Romanciers de l’absurde :

  • Albert Camus (1913-1960)(écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste ) : l’étranger (1942)
  • L.F Céline (1894-1961) : voyage au bout de la nuit (1932) 

Nouveau roman :

  • M. Duras ( 1914-1996) : l’amant(1984)

Pour les romanciers et conteurs philosophes du classicisme (interrogent les préjugés) :

  • Voltaire (romancier, conteur philosophe),(1694-1778) : Candide ou l’optimisme (1759); Extrait analysé ici !
  • Denis Diderot (1713-1784), écrivain, philosophe et encyclopédiste français des Lumières, à la fois romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d’art, critique littéraire et traducteur : Jacques le fataliste et son maître,  dialogue philosophique paru en 1796

Pour les essayistes :  

  • Michel de Montaigne (1533-1592)  : les essais ( 1580)

Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive. Si vous souhaitez me soumettre des idées ou me poser des questions, vous pouvez le faire via ce questionnaire ci-dessous.  

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Pourquoi avons-nous parlé de Voltaire en 07 janvier 2015 ?

« Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances; il pourra bientôt tuer pour l’amour de Dieu.

Pourquoi avons-nous parlé de Voltaire en 07 janvier 2015 ?

 

Nous avons parlé de Voltaire le 07 janvier 2015, car  au soir, des autels à la liberté d’expression sont apparus, place de la République à Paris comme devant le siège de Charlie Hebdo. Des dessins, des bougies, des fleurs et quantité d’hommages aux victimes et d’appels aux valeurs républicaines.

Au milieu, Voltaire  avec des exemplaires, surtout, du Traité sur la tolérance, publié en 1763 et redevenu brutalement actuel.

 Faisons tout d’abord un petit rappel sur Voltaire !

François-Marie Arouet, dit Voltaire, est né le 21 novembre 1694 à Paris, ville où il est mort le 30 mai 1778. C’est un écrivain et philosophe français qui a marqué le XVIIIᵉ siècle.

Cours de français à Vic la Gardiole/ frontignan
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Il est considéré comme « l’homme universel » et le champion de la tolérance. Comme écrivain, Voltaire a abordé tous les genres et tous les sujets avec une  intelligence remarquable.  Ce polémiste de génie se voulait essentiellement un moraliste. Professant un déisme garanti par la raison et utile à la société, il propose un bonheur terrestre autant que la nature humaine le comporte et affirme sa foi en une morale altruiste et une civilisation perfectible.

« Si tout n’est pas bien, tout est passable ».

Voici un extrait de son article « Fanatisme », Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif, 1764

« Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances; il pourra bientôt tuer pour l’amour de Dieu.

Il n’est d’autre remède à cette maladie épidémique que l‘esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les moeurs des hommes, et qui prévient les accès du mal; car dès que ce mal fait des progrès, il faut fuir et attendre que l’air soit purifié. Les lois et la religion ne suffisent, pas contre la peste des âmes; la religion, loin d’être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés.

Un autre extrait du dictionnaire philosophique «  Guerre« 

Il se trouve à la fois cinq ou six puissances belligérantes (…), se détestant toutes également les unes les autres, s’unissant et s’attaquant tout à tour ; toutes d’accord en un seul point, celui de faire tout le mal possible. Le merveilleux de cette entreprise infernale, c’est que chaque chef des meurtriers fait bénir ses drapeaux et invoque Dieu solennellement avant d’aller exterminer son prochain.. .

Que constatons-nous ?

  1. Si ces propos ont été écrits dans la situation qui régnait à l’époque de Voltaire, ils peuvent également s’appliquer à notre époque, d’où leur dimension universelle.
  2. Voltaire utilisait un lexique très dévalorisant pour condamner la guerre
  3. L’expression  » entreprise infernale » est une entreprise digne des enfers qui consiste à « exterminer son prochain« .

Voltaire parle du rôle de la guerre dans un réquisitoire véhément : violence, cruauté, vénalité, voilà ce qui pour lui caractérise la guerre.

Qu’en penser ?

1764 -2015 -2020 : mon avis : l’humanité n’a pas progressé, c’est un triste constat !!

Et vous qu’en pensez-vous ?

Comment analyser et commenter un extrait de Candide ou l’optimisme de Voltaire ?

Candide ou l’optimisme est paru en 1759. Candide est un conte en prose philosophique où Voltaire critique la vision optimiste en réaction envers certains philosophes de l’époque comme Leibniz.

Comment analyser et commenter un extrait de Candide

ou l’optimisme de Voltaire ?

 


Avant de commencer notre analyse de l’extrait de candide ou l’optimisme de Voltaire, nous devons réviser la biographie de Voltaire qui est un dramaturge du 18ème siècle (1694-1778) et un philosophe français qui écrivit contre l’intolérance (voir mon autre article sur Voltaire) . –

Centre d'Accompagnement en Français
Portrait de Voltaire

Candide ou l’optimisme est paru en 1759. Candide est un conte en prose philosophique où Voltaire critique la vision optimiste en réaction envers certains philosophes de l’époque comme Leibniz.

Recherche des axes : 

Trouver les axes et les sous-axes :

Tout d’abord, vous devez vous demander ce que dénonce Voltaire dans le nègre de Surinam. Autrement dit, à travers la réalité historique,  il veut faire réfléchir son lecteur sur  :

  • L’esclavage en dénonçant ses horreurs et ceux qui en profitent
  • Les procédés employés pour se procurer des esclaves
  • Une atteinte à la liberté
  • La religion chrétienne et ses partisans

Que constatez-vous sur le déroulement des événements en lisant cet  extrait ?

  • Candide et Cacambo rencontrent un nègre au bord d’un chemin, il leur raconte sa misérable vie qui se résume à peu de choses. Ses malheurs sont dus à un commerçant blanc.

Quel est le ton employé :

  • Ironie et humour noir pour nous faire sourire

Quel peut-être la problématique ?

Nous allons évoquer quelques problématiques possibles :

  • Une scène amusante au service de la critique
  • Comment ce texte parvient-il à dénoncer l’esclavage par le rire ?

Voici les informations essentielles qui vous permettront d’écrire une belle introduction et d’avoir vos axes de travail. A vous de jouer maintenant !!


CHAPITRE 19 – CE QUI LEUR ARRIVA À SURINAM, ET COMMENT CANDIDE FIT CONNAISSANCE AVEC MARTIN

     La première journée de nos deux voyageurs fut assez agréable. Ils étaient encouragés par l’idée de se voir possesseur de plus de trésors que l’Asie, l’Europe et l’Afrique n’en pouvaient rassembler. Candide, transporté, écrivit le nom de Cunégonde sur les arbres. À la seconde journée deux de leurs moutons s’enfoncèrent dans des marais, et y furent abîmés avec leurs charges ; deux autres moutons moururent de fatigue quelques jours après ; sept ou huit périrent ensuite de faim dans un désert ; d’autres tombèrent au bout de quelques jours dans des précipices. Enfin, après cent jours de marche, il ne leur resta que deux moutons. Candide dit à Cacambo : « Mon ami, vous voyez comme les richesses de ce monde sont périssables ; il n’y a rien de solide que la vertu et le bonheur de revoir Mlle Cunégonde. — Je l’avoue, dit Cacambo ; mais il nous reste encore deux moutons avec plus de trésors que n’en aura jamais le roi d’Espagne, et je vois de loin une ville que je soupçonne être Surinam, appartenant aux Hollandais. Nous sommes au bout de nos peines et au commencement de notre félicité. »

En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais- tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? — J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. — Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? — Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait :  » Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère.  » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.

Extrait du chapitre 19 de Candide ou l’optimiste – le nègre de Surinam de Voltaire


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